Points de vigilance

Oui, la vie religieuse ou consacrée est un choix de vie digne de respect !

 

Cependant, la violence, en vie commune, est si très difficile à définir et à nommer :

  • elle se fait invisible et discrète ou, au contraire, si répétitive et usante
  • elle peut s'opérer sans témoins, en petit comité ou bien faire de vous le bouc-émissaire
  • elle peut survenir brusquement ou bien durer des années durant, jusqu'à l'écroulement.

Vous auriez voulu la masquer, qu'il s'agisse d'une violence physique, psychologique ou d'un abus spirituel. Vous n'alliez pas remettre en cause, un engagement, toute une vie

 

Vous auriez voulu ne jamais devenir témoin ou victime de violences pénalement répréhensibles.

 

Vous avez longtemps cru qu'il suffisait d'oublier, de pardonner, que tout finirait par s'arranger à force de patience et d'abnégation. Qui étiez-vous pour jeter la pierre à un pécheur ?

 

Vous vous êtes accroché à votre voeu d'obéissance pour tenir le coup.

 

Parfois, vous n'aviez rien demandé du tout. Mineur ou majeur, vous avez subi les agissements répréhensibles d'un laïc en mission ecclésiastique, d'un consacré, d'un religieux, d'une religieuse ou présumés tels, d'un prêtre. Vous vous êtes heurté au silence ou à l'impuissance d'un ou d'une supérieur(e) qui aurait dû vous protéger ou vous dire la vérité.

 

Alors, vous vous êtes tu. Vous avez souffert, encaissé, pris sur vous... Vous n'avez trouvé aucun secours auprès du médecin que vous avez consulté. Trop proche de la communauté.

 

Vous étiez majeur, définitivement, présumé :

  • fragile ?
  • responsable ?
  • qui sait, consentant ?

Non ! Vous étiez seulement vulnérable, sensible, imperturbable,

tout à votre désir de donner le meilleur de vous-même jusqu'au bout...

... ET POURTANT

lorsque la violence en vient à basculer dans une relation pathologique,

la société ne peut la tolérer...

... Vous-même, non plus, NE POUVEZ, NI NE DEVEZ LA TOLERER.

 

Il arrive de rencontrer des personnes qui n'existent qu'en détruisant les autres à petit feu, qui mettent votre propre entourage familial de leur côté contre vous, qui ont peur du scandale.

 

Si vous consentez à cette violence pathologique, Le risque de dégradation psychique vous guette :

  • votre jugement s'altère, comme émoussé.
  • vous perdez votre capacité de penser de manière autonome,
  • vous ne vous situez plus en vérité par rapport à vous-même ou par rapport aux autres. Vous pouvez perdre le contrôle de vos émotions, de votre volonté, de votre vie.
  • vous en êtes réduits à un état de déstabilisation mentale, vous songez à fuir ou à en finir....

Il se peut que vous n'ayez pas d'interlocuteur à qui vous confier. Et si cela se savait ?

 

L'association Sentinelle est un espace ouvert de dialogue ou de rencontre.

 

Il n'est pas toujours aisé d'opérer un virage dans une vie. Partir, rester, fuir ?

 

Jamais l'association ne préjugera de la conduite à tenir, ne vous influencera dans vos choix de vie. Les exigences de la confidentialité seront respectées. L'association servira de relais vers d'autres portes à ouvrir ou à franchir.

 

Il vous faut, bien davantage, oeuvrer à vous libérer en mettant au jour les mécanismes pervers de dénigrement, de chantage, de dévalorisation et d'assujettissement qui vous isolent, vous culpabilisent qui vous font vivre à genoux dans la peur, plutôt que de rendre gloire à votre Créateur, de par votre dignité de femme ou d'homme VIVANT.